Qu’est-ce que le BIM ?

Un acronyme anglais qui signifie : Building Information Modeling (Modélisation des Informations du Bâtiment). Il ne se limite pas à la construction, d’où son nom, mais couvre l’ensemble du cycle de vie d’une structure, depuis son développement jusqu’à sa déconstruction. Il concerne l’environnement de la construction dans son ensemble, y compris l’ingénierie structurelle et les travaux publics. Afin de construire un modèle d’une structure et de prévoir, bien avant les fondations, comment elle peut être restaurée, démolie, et aussi comment ses matériaux peuvent être recyclés, le BIM permet d’organiser, de générer, de manipuler et de visualiser un certain nombre de données. Il s’agit d’une représentation tridimensionnelle d’un bâtiment, un modèle qui est aujourd’hui essentiel pour gérer les coûts de production et simuler les comportement des matériaux.

Il n’existe pas qu’une définition du BIM. Chacun comprend cette notion à sa manière, en fonction des possibilités et des avantages qu’elle doit apporter. Pour certains, le BIM serait utilisé principalement pour le développement de modèles de construction en 3D afin de générer des plans ou de mesurer la quantité de matériaux. D’autres y voient un moyen d’anticiper et de corriger les bugs directement sur le logiciel. Le BIM peut également n’être qu’un outil permettant de créer des modèles visuels. Bien qu’aucun de ces points de vue ne soit nécessairement faux, ils ne considèrent qu’une seule caractéristique du BIM.

Le BIM est une stratégie qui permet de partager des données entre les multiples parties participant à un projet de construction. Cet échange se fait par l’organisation formelle du processus, mais aussi par la création et la distribution de modèles numériques entre les partenaires. Ceux-ci peuvent être utilisés pour obtenir différentes données. Tout cela peut aider à planifier l’aménagement, mais aussi à programmer la mise en œuvre avant de commencer le processus d’exécution réel.

Le BIM est utilisé comme un moyen de réaliser des constructions en prévoyant les problèmes parfois rencontrés pendant la phase de mise en œuvre, un processus par lequel le partage des connaissances occupe une place centrale. Par conséquent, le BIM n’est pas un objectif en soi, mais un processus de travail collectif qui nécessite le dévouement de toutes les parties prenantes.

Histoire de l’expression BIM

En 1995, quelques entreprises de construction ont essayé de promouvoir et de faciliter les transactions entre les différentes applications utilisées (architectes, bureaux d’études, exploitants, sociétés, etc.). Après quelques années, ce travail donnera naissance aux IFC. Les mots “building information model” en anglais ont été utilisés pour la première fois par Charles M. Eastman aux États-Unis. Pour “building information modeling“, l’architecte Phil Bernstein, conseiller chez Autodesk, serait le premier à l’avoir employé. Jerry Laiserin aurait alors contribué à populariser et à normaliser le terme, qui avait jusqu’alors été proposé par Tekla, Bentley SystemsNemetschek (y compris sa filiale Graphisoft) et Autodesk pour promouvoir l’échange de connaissances et l’interopérabilité au format numérique, comme nom générique pour la représentation du processus de construction digital. Conformément à cette initiative et à d’autres, la première mise en œuvre du BIM fut réalisée en 1987 par le logiciel ArchiCAD, avec son concept avancé du virtual building. (Source: Wikipedia)